J'ai toujours recouvert les murs de ma cuisine de notes, photos, citations. Ceci est une succursale sur le net.

Extrait de “Fragments de la vie des gens” R Jauffret

“Quand elle se voyait nue, elle convenait de son manque de charme. Elle était différente de l’image qu’un homme est en droit de se faire d’une femme. Elle avait suivi des cours de gymnastique et son physique ne s’était pas amélioré. Les seins étaient minuscules, ils avaient cependant le mérite de tenir droit. Mais le fessier était plat, elle se cambrait en vain. De toute façon, le visage lui causait trop de tort, dès qu’on l’avait vue on ne perdait pas de temps à examiner son anatomie. Elle pleurait, tamponnant ses yeux avec un gant de toilette imbibé d’eau tiède.

Elle aimait vieillir, au fur et à mesure elle avait de moins en moins d’énergie en elle pour éprouver de la souffrance, et le paquet d’années qui lui restait à subir d’ici la fin de sa vie était de plus en plus mince. Elle savait aussi qu’une maladie pouvait se déclarer à tout instant et la précipiter dans un cercueil en quelques mois. Elle croyait beaucoup aux accidents de la circulation qui vous fauchent comme un épi, aux catastrophes naturelles dont les villes sortent à l’état de ruines. Sans compter les guerres, les incendies, et les coups de cafard qui vous défenestrent.

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La culture populaire comblerait le vide laissé par la religion, remplissant certaines fonctions qu’elle assurait autrefois. Le sociologue Chris Rojek affirme ainsi que notre rapport à la renommée agit à la manière d’un culte en offrant une source d’identité : “La célébrité post-Dieu est à présent l’un des piliers de l’organisation de la reconnaissance et de l’appartenance dans les sociétés laïques.” James Twitchell postule lui aussi l’existence d’un lien fonctionnel entre religion et culture populaire. Il établit notamment une relation entre le capitalisme et la construction d’une sorte d’”évangile” par la publicité : “Publicité et religion relèvent, au plus profond, d’un seul et même processus de création de sens. L’un et l’autre cherchent à jeter des ponts entre nous et les objets en fournissant un ordre systématique et une promesse de salut”.

Books Février 2012  #amen :p

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Certains d’entre nous sont destinés à vivre dans une case dont il n’est de libération que temporaire. Nous autres, aux esprits endigués, aux sentiments entravés, aux coeurs arrêtés et aux pensées réprimées, nous qui aspirons à exploser, à déborder en un torrent de rage ou de joie, ou même de folie, mais n’avons nulle part où aller, nulle part au monde parce que nul ne veut de nous tels que nous sommes, et il n’y a rien d’autre à faire qu’embrasser les plaisirs secrets de nos sublimations, l’arc d’une phrase, le baiser d’une rime, l’image qui prend forme sur le papier ou la toile (…)

Siri Hustvedt “Un été sans les hommes”

(livre pourtant très moyen mais avec de belles éclaircies)

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J’ai rebondi sur la petite note de la semaine dernière. (“ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants”)
J’en ai fait un texte.
Sur un air de “Rome”, je suis les trois…
http://www.shotbybothsides.org/seasons-trees/

J’ai rebondi sur la petite note de la semaine dernière. (“ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants”)

J’en ai fait un texte.

Sur un air de “Rome”, je suis les trois…

http://www.shotbybothsides.org/seasons-trees/

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13 & God “Beat on us”

2 notes

Je veux lire ce bouquin
Absolument.
Emile est morte, Emile est en train de mourir, son corps à 33°  victime de mort subite, dans un café elle est tombée. La narratrice, une  danseuse qui ne danse plus, raconte son amie, sa presque-sœur dont le  cœur s’est arrêté. Liées toutes les deux par une expérience muette et  une passion silencieuse, la danse classique, elles vivent au ralenti,  endormies de peine et d’impuissance dans un pays grignoté de violences  répressives après une élection. 
Un conte captivant, ode à l’imprudence, où l’esprit de révolte le  dispute à la poésie et dont la morale pourrait bien être : « du danger  de ne pas aller assez loin pour les oiseaux de sexe féminin »…
(source)
A voir l’émission à ce sujet D@ns le texte. Cliquez ici

Je veux lire ce bouquin

Absolument.

Emile est morte, Emile est en train de mourir, son corps à 33° victime de mort subite, dans un café elle est tombée. La narratrice, une danseuse qui ne danse plus, raconte son amie, sa presque-sœur dont le cœur s’est arrêté. Liées toutes les deux par une expérience muette et une passion silencieuse, la danse classique, elles vivent au ralenti, endormies de peine et d’impuissance dans un pays grignoté de violences répressives après une élection.

Un conte captivant, ode à l’imprudence, où l’esprit de révolte le dispute à la poésie et dont la morale pourrait bien être : « du danger de ne pas aller assez loin pour les oiseaux de sexe féminin »…

(source)


A voir l’émission à ce sujet D@ns le texte. Cliquez ici

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Confession du 04 juin 2011

J’adore regarder Grey’s Anatomy.

Je sais, c’est pathétique.

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Acheté cette semaine, je suis dans une grosse tendance romans de femme
“Incapable de supporter plus longtemps la  liaison que son mari entretient avec une femme plus jeune qu’elle, Mia  quitte brusquement New York pour se rendre dans le Minnesota et se  réfugier quelque temps auprès de sa mère octogénaire. Parcours d’une  femme blessée en forme de “lecture de soi” et d’inattendue épiphanie  personnelle, ce roman solaire – féministe au meilleur sens du terme –  irradie d’une énergie aussi rebelle que stimulante.”

Acheté cette semaine, je suis dans une grosse tendance romans de femme

“Incapable de supporter plus longtemps la liaison que son mari entretient avec une femme plus jeune qu’elle, Mia quitte brusquement New York pour se rendre dans le Minnesota et se réfugier quelque temps auprès de sa mère octogénaire. Parcours d’une femme blessée en forme de “lecture de soi” et d’inattendue épiphanie personnelle, ce roman solaire – féministe au meilleur sens du terme – irradie d’une énergie aussi rebelle que stimulante.”

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« La langue, comme performance de tout langage, n’est ni réactionnaire ni progressiste ; elle est tout simplement fasciste ; car le fascisme, ce n’est pas d’empêcher de dire, c’est d’obliger à dire. »

Roland Barthes

(Phrase entendue dans “D@ns le texte” avec Lola Lafon sur son livre “Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce” (Flammarion)

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Coup de foudre total !!!!

13 & God “Death Minor”

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